Pendant des années, ils ont vécu sans existence légale, privés de documents d’identité et des droits qui en découlent. Onze enfants de Nathalie Kouma, résidant au quartier Montalier à Libreville, disposent désormais de jugements supplétifs ouvrant la voie à l’établissement de leurs actes de naissance. Une régularisation rendue possible grâce à une prise en charge intégrale des démarches administratives et judiciaires par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
L’histoire débute par un cri de détresse adressé aux plus hautes autorités du pays. Informé de la situation de cette mère dont les onze enfants ne possédaient aucun acte de naissance, le chef de l’État a décidé d’intervenir personnellement afin que les procédures nécessaires soient engagées et financées.
Cette décision a permis à ces enfants de franchir une étape décisive vers la reconnaissance de leur identité juridique, condition essentielle à l’exercice de leurs droits fondamentaux.
Pour exécuter les instructions présidentielles, plusieurs acteurs du système judiciaire se sont mobilisés. Magistrats, greffiers et officiers de police judiciaire ont travaillé de concert afin de traiter le dossier dans les meilleurs délais.
Leur action a abouti à l’établissement des onze jugements supplétifs, documents indispensables à la délivrance des actes de naissance. Une avancée majeure pour ces enfants qui pourront désormais accéder plus facilement à l’éducation, aux soins de santé, aux examens officiels et à l’ensemble des démarches administratives réservées aux citoyens légalement identifiés.
Lors de la remise officielle des documents, un représentant de la Présidence de la République a souligné la portée humaine et citoyenne de cette initiative.
« Le président de la République a reçu votre cri de détresse concernant vos enfants. Grâce au travail des magistrats, des greffiers et des officiers de police judiciaire, ces enfants disposent désormais d’une identité juridique et deviennent des citoyens à part entière », a-t-il déclaré.
Au-delà de cette situation particulière, cette affaire met en lumière une problématique encore présente dans plusieurs localités du pays : celle des enfants non déclarés à l’état civil.
Sans acte de naissance, de nombreux enfants se retrouvent confrontés à d’importants obstacles tout au long de leur parcours de vie. L’absence d’identité légale peut compromettre l’accès à l’école, aux services de santé, aux examens nationaux ou encore à certaines démarches administratives essentielles.
À travers cette action, les autorités gabonaises entendent rappeler que le droit à l’identité constitue un droit fondamental et qu’aucun enfant ne devrait être privé de reconnaissance juridique en raison de sa situation sociale ou économique.
En prenant en charge l’intégralité de cette procédure, le président de la République envoie un signal fort en faveur de l’inclusion sociale et administrative des populations les plus fragiles. Cette démarche s’inscrit dans une volonté plus large de rapprocher les services publics des citoyens et de garantir à chacun l’accès aux droits les plus élémentaires.
Pour Nathalie Kouma et ses onze enfants, cette régularisation marque la fin d’une longue période d’incertitude. Pour les pouvoirs publics, elle rappelle surtout qu’une identité reconnue demeure la première porte d’entrée vers la citoyenneté et l’égalité des chances.



