Le gouvernement gabonais a décidé de frapper fort contre l’exploitation illégale de l’or. Dans un communiqué publié le 23 juin 2026, le ministère en charge des Mines a annoncé la suspension provisoire de toutes les activités de recherche et d’exploitation aurifère à petite échelle sur l’ensemble du territoire national.
Cette mesure intervient après une importante opération conjointe menée dans la province de la Ngounié par les services du ministère des Mines et les Forces de défense et de sécurité. Les investigations réalisées sur plusieurs sites ont permis de démanteler un vaste réseau d’exploitation clandestine de l’or, révélant l’ampleur d’un phénomène qui menace à la fois les ressources nationales, l’environnement et l’économie du pays.
Selon le ministre des Mines et des Ressources géologiques, Sosthène Nguema Nguema, les enquêtes ont mis en évidence de nombreuses pratiques irrégulières impliquant notamment des opérateurs étrangers exerçant leurs activités en violation des lois gabonaises.
Les autorités évoquent des atteintes graves à l’ordre public, une exploitation anarchique des ressources naturelles ainsi que des préjudices importants pour les intérêts économiques de l’État. Cette situation a conduit le gouvernement à prendre des mesures exceptionnelles afin de restaurer l’autorité de l’État dans le secteur aurifère.
À compter de cette décision, tous les permis de recherche et d’exploitation relevant de la petite mine d’or sont suspendus jusqu’à nouvel ordre.
Cette mesure vise plusieurs objectifs stratégiques :
- réaliser un audit complet des titres miniers en cours ;
- vérifier la conformité des activités exercées par les détenteurs de permis ;
- renforcer les mécanismes de contrôle et de surveillance des sites miniers ;
- protéger les ressources nationales et les intérêts des communautés locales ;
- lutter plus efficacement contre la fraude et les trafics liés à l’or.
Pendant toute la durée de cette suspension, aucune activité de prospection, de recherche ou d’exploitation aurifère à petite échelle ne pourra être menée sans autorisation expresse du ministère des Mines.
À travers cette décision, les autorités entendent engager une vaste opération de réorganisation du secteur minier artisanal et semi-industriel. L’objectif affiché est de garantir une exploitation plus transparente, mieux encadrée et davantage bénéfique à l’économie nationale.
Le gouvernement affirme également vouloir renforcer la protection de l’environnement face aux dégâts causés par certaines exploitations clandestines, souvent accusées de dégrader les cours d’eau, les forêts et les écosystèmes locaux.
Les services compétents du ministère, en coordination avec les Forces de défense et de sécurité, ont reçu instruction de veiller à l’application stricte de cette mesure sur l’ensemble du territoire.
Les autorités préviennent que toute violation de la suspension fera l’objet de poursuites. Les contrevenants s’exposeront à des sanctions prévues par la législation minière et pénale en vigueur.
Avec cette offensive contre l’orpaillage clandestin, le gouvernement affiche sa volonté de reprendre le contrôle d’un secteur stratégique pour l’économie nationale et de garantir que les richesses minières du Gabon profitent davantage au développement du pays et aux populations.



