À la Cité de la Démocratie, quelque chose de fort est en train de se préparer. À l’occasion de son inauguration prochaine, ce lieu chargé d’histoire, qui avait accueilli en 1990 la Conférence nationale du Gabon de 1990, revient au centre du jeu politique, mais avec une nouvelle vision.
Le Président Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé de poser un acte qui fait déjà parler : inviter une trentaine de Gabonais de la diaspora à venir voir, toucher et comprendre la réalité du pays. Tous frais payés, droits garantis, parole libre. Une démarche qui sort un peu de l’ordinaire.
Ici au Gabon, beaucoup disent souvent que “ceux de dehors parlent trop sans voir”. Cette fois, le message est clair : “venez d’abord constater, après vous allez parler.” Une façon directe de répondre aux critiques, mais sans clash, sans palabre inutile.
Parmi les noms qui circulent, on retrouve des figures bien connues comme Isaac Jhon, Princesse de Souba, Bernard Rekoula, Colette Reboucca, Thibaut Adjatys, Jonas Moulenda ou encore Tata Huguette. Et ce qui frappe, c’est que certains de ces profils ne sont pas forcément tendres avec le pouvoir.
Justement, c’est là que le geste prend tout son sens. Inviter même les voix critiques, c’est montrer que le pays n’a rien à cacher. Comme on dit chez nous : “si tu es sûr de toi, tu n’as pas peur qu’on vienne regarder.”
Le choix de la Cité de la Démocratie n’est pas un hasard. C’est un symbole fort, un lieu où le Gabon a déjà écrit une partie importante de son histoire politique. Aujourd’hui, il devient aussi l’endroit où le pays veut montrer son évolution, son avancée, son chantier en cours.
Car derrière cette invitation, il y a une idée simple : laisser parler le réel. Routes, eau, électricité, logements, infrastructures, le pari du Président, c’est que ce sont les faits qui vont convaincre, pas les discours.
Dans les quartiers comme sur les réseaux, les avis sont partagés, mais une chose est sûre : cette démarche intrigue. Faire venir la diaspora, y compris les plus critiques, pour leur laisser une liberté totale de témoignage, ce n’est pas courant.
Au final, ce que le pouvoir semble dire, c’est : “la maison est ouverte. Venez voir. Après, chacun parlera selon ce qu’il a vu.”
Et comme on aime dire ici : “la vérité ne se cache pas, elle se montre.”



