L’administration gabonaise franchit une étape décisive vers sa transformation numérique. Le jeudi 7 mai 2026 à Libreville, le Dr François Djamono, Secrétaire Général du Ministère de la Fonction Publique, représentant le Ministre Laurence Ndong, a clos l’atelier de validation des instruments techniques du futur Système Intégré de Gestion des Ressources Humaines (SIGRH). Après quatre jours de travaux intensifs, les Termes de Référence (TDR) et le Cahier des Charges (CDC) sont désormais actés, posant les jalons d’un outil moderne destiné à remplacer un Fichier Unique de Référence (FUR) devenu obsolète et à instaurer une gouvernance des effectifs d’une rigueur inédite.
Cette réforme, portée avec détermination par Laurence Ndong, ne se limite pas à une simple mise à jour informatique. Elle s’attaque aux racines des lenteurs administratives en automatisant les processus de recrutement, de gestion des carrières et d’archivage. En réunissant des experts de la Fonction Publique, des Forces de Défense et de Sécurité ainsi que des administrations partenaires, cet atelier a permis de concevoir un système capable d’assurer une traçabilité totale et une maîtrise chirurgicale de la masse salariale. Il s’agit d’une réponse concrète aux défis de transparence et d’efficacité qui conditionnent la crédibilité de l’action publique.
Le Dr François Djamono a souligné que cette mutation s’inscrit en droite ligne de la vision du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema. En plaçant la valorisation du capital humain et la dématérialisation au cœur des priorités, le Chef de l’État entend rompre avec les archaïsmes du passé pour bâtir une administration de service, plus proche des usagers et plus économe des deniers publics. Le futur SIGRH sera le bras armé de cette ambition, permettant une prise de décision éclairée grâce à des données fiabilisées en temps réel.
Au terme des échanges, une feuille de route claire a été tracée, incluant le lancement imminent de l’appel d’offres pour le recrutement du prestataire technique. Les recommandations formulées, notamment l’intégration des spécificités des corps de la Justice et de la Défense, garantissent l’inclusivité et la robustesse du système. Avec le SIGRH, le Gabon se dote d’un levier stratégique pour restaurer l’autorité de l’État et offrir aux agents publics un cadre de gestion équitable et sécurisé. Une avancée majeure qui confirme que la restauration des institutions passe inévitablement par la modernisation de leur moteur humain.



