Les difficultés que connaît la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) ont conduit les autorités à engager un dialogue direct avec les personnels de l’entreprise. Une démarche qui débouche aujourd’hui sur une série de mesures d’urgence, dont le lancement de l’opération « État d’urgence de l’eau ».
Selon le gouvernement, les échanges entre le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et les agents de la SEEG ont permis d’identifier les principales causes des dysfonctionnements qui affectent la distribution de l’eau et de l’électricité dans le Grand Libreville.
Au cours de cette rencontre, les agents ont reconnu les insuffisances constatées dans le fonctionnement de l’entreprise et ont exprimé leur volonté de participer aux réformes destinées à améliorer la qualité des services publics. Le gouvernement souligne que ces discussions se sont déroulées dans un climat de responsabilité et de transparence, favorisant l’émergence de solutions concrètes.
Dans cette dynamique, les autorités ont décidé de faire de l’accès à l’eau potable une priorité nationale. Au-delà des mesures immédiates de distribution d’eau, l’exécutif entend poursuivre une réforme plus profonde du secteur afin de renforcer durablement les capacités de production, de distribution et de gouvernance.
Le gouvernement annonce également la mise en place de mécanismes de contrôle destinés à garantir la transparence des opérations et à prévenir toute tentative de fraude ou d’entrave à la distribution. Les populations sont invitées à collaborer avec les équipes mobilisées en signalant les besoins prioritaires et en facilitant leur intervention sur le terrain.
À travers cette nouvelle approche, les autorités souhaitent démontrer que le dialogue avec les agents de la SEEG constitue un levier essentiel pour accompagner la transformation de l’entreprise et restaurer progressivement la confiance des usagers dans les services de l’eau et de l’électricité.



