L’insécurité jusque dans nos domiciles: où sommes-nous encore en sécurité ?

Encore une fois, une famille pleure un enfant. Une fois de plus , un quartier tout entier est plongé dans la stupeur. Et toujours les mêmes questions reviennent : Qui ? Pourquoi ? Mais surtout, comment ?
Ce lundi 31 août 2026, une terrible nouvelle a bouleversé le quartier Plein Ciel, à Libreville. Le corps d’un bébé âgé de seulement 4 mois aurait été retrouvé dans un canal, après avoir été enlevé au domicile de ses parents. Un bébé qui ne connaît encore du monde que les bras de ses parents, les sourires de sa famille et la douceur de son foyer. Un bébé qui devrait être en sécurité dans sa maison. Et c’est peut-être cela qui rend cette histoire encore plus difficile à accepter. Si même nos maisons ne sont plus des refuges, où devons-nous nous sentir en sécurité ? L’insécurité, nous avons appris à la redouter dans les rues, dans les transports, dans certains quartiers. Mais lorsque la menace semble désormais pouvoir franchir les portes de nos domiciles, c’est une autre forme de peur qui s’installe. Une peur silencieuse, Celle du parent qui regarde son enfant dormir et se demande s’il est réellement à l’abri. Celle de la mère qui hésite à confier son bébé, même quelques minutes, à quelqu’un. Celle du père qui réalise que la vigilance ne peut plus être seulement une précaution, mais doit devenir une habitude permanente.
À l’approche de la rentrée scolaire, ce drame doit également nous interpeller sur la surveillance de nos enfants , petits comme grands. Non pas pour vivre dans la paranoïa ou apprendre à nos enfants à avoir peur de tout le monde, mais pour leur transmettre les bons réflexes et rester attentifs à leur environnement. Car aujourd’hui, ce n’est pas seulement une famille qui est endeuillée. C’est toute une communauté qui s’interroge. Et derrière cette tragédie, il y a surtout un bébé qui ne rentrera plus jamais chez lui. Toutes nos pensées vont à cette famille qui traverse l’une des épreuves les plus douloureuses qu’un parent puisse connaître. Que la lumière soit faite sur cette affaire. Que les responsables soient identifiés et répondent de leurs actes.
Parce qu’un enfant de quatre mois ne devrait jamais devenir une simple ligne dans la rubrique des faits divers.
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