La riposte de Jonathan IGNOUMBA : entre démentis formels et menaces de poursuites judiciaires

L'arène politique de la Nyanga est le théâtre d'une vive polémique suite aux récentes allégations ciblant directement Jonathan IGNOUMBA, Haut Représentant Personnel du Chef de l'État. Interpellé sur la gestion de fonds publics et la conduite de chantiers de développement dans sa province d'origine, l'ancien ministre et figure politique locale a tenu à sortir de son silence pour rétablir sa version des faits avec fermeté.
Face aux accusations persistantes, le leader politique s'est vigoureusement défendu de toute immixtion dans l'utilisation des enveloppes financières allouées. "Je ne me suis pas mêlé de la gestion des 7 milliards de la Nyanga quoique faisant partie du comité du suivi et évaluation des chantiers de la Province en ma qualité de leader politique. Seul la CDC détient les preuves de cette gestion", a-t-il martelé, rejetant ainsi toute responsabilité directe dans l'administration de ces deniers. Abordant la question sensible de la fiscalité appliquée aux chantiers, Jonathan Ignoumba n'a pas hésité à pointer des incohérences administratives imputées à l'ancienne gouvernance économique. "Le Président avait dit pas de TVA, or concernant les enveloppes allouées aux entreprises adjudicatrices des travaux dans la Nyanga, Mays Mouissi, ancien ministre de l'économie, a ajouté la TVA sur les factures", a-t-il affirmé, mettant en cause la ligne directrice suivie à l'époque par le ministère compétent.
L'ancien membre du gouvernement a également exprimé sa lassitude face aux campagnes de dénigrement orchestrées à son encontre, notamment sur le dossier de la réfection des infrastructures scolaires à Tchibanga. "Je ne peux plus accepter d'être sali, Jonathan IGNOUMBA n'a rien à voir avec la réfection des écoles à Tchibanga. Et je ne sais même pas quelles sont les entreprises ni le niveau d'avancement de ces réfections", s'est-il insurgé, balayant d'un revers de main toute implication opaque dans ces marchés.
Déterminé à laver son honneur, il a conclu par une mise en garde explicite adressée à ses détracteurs, annonçant une saisine prochaine des tribunaux. "Il y a un certain Méyé de la Task Force qui demanderait aux entreprises combien elles m'auraient donné. Ça, j'attends l'arrivée de mon avocat. Nous irons devant la justice pour élucider cette affaire. Je n'ai pas attendu d'être ministre pour mener la vie que j'ai", a-t-il averti, plaçant l'affaire sur le terrain judiciaire.
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