Libreville : le monument Georges Damas Aleka déjà rattrapé par les affres de l'incivisme urbain

À peine érigé pour célébrer la mémoire collective et embellir le paysage urbain de la capitale, le prestigieux monument Georges Damas Aleka fait déjà l’amère expérience du manque de civisme de certains usagers. Ce site mémoriel, conçu pour être une faste vitrine du patrimoine national, se retrouve prématurément souillé par des actes de malpropreté intolérables. Des montagnes de détritus et des emballages en tout genre jonchent désormais les abords de cette œuvre architecturale, trahissant un mépris coupable pour les efforts d’aménagement consentis par la collectivité.
Le paradoxe a de quoi révolter les observateurs les plus indulgents, d'autant plus que des dispositions matérielles concrètes avaient été prises pour garantir la propreté des lieux. Des sacs poubelles et des dispositifs de collecte sont pourtant disposés à portée de main, rendant totalement injustifiable ce comportement incivique. La facilité de jeter ses ordures n'importe où, au mépris des règles élémentaires du vivre-ensemble, l’emporte encore trop souvent sur le réflexe citoyen de conserver ses déchets jusqu'à la prochaine benne appropriée. Cette situation met en lumière un mal profond qui mine les investissements publics au Gabon : l’incivisme chronique qui détruit à petit feu ce que l'État s'efforce de bâtir au prix de lourds sacrifices financiers. Construire des monuments prestigieux et moderniser le cadre de vie ne suffisent guère si les mentalités ne connaissent pas de mutation parallèle. Chaque papier ou bouteille jeté à terre à proximité d'un tel édifice est une insulte directe au travail des bâtisseurs et à l'identité culturelle que le site est censé incarner.
Il devient donc urgent de réagir, non seulement par la répression des comportements déviants, mais surtout par une prise de conscience collective et un sursaut patriotique de la part des citoyens. Un monument de cette envergure ne se contente pas de s’ériger de pierre et de bronze ; il s'entretient au quotidien par le respect jaloux que lui portent ceux qui le visitent. Protéger notre patrimoine commun est un devoir impérieux qui incombe à chaque habitant soucieux de la dignité de sa cité.
À lire aussi

Libreville : le premier Forum national de l’épargne et du développement s'ouvre pour propulser l'économie gabonaise
SENA POUBA · 03 septembre 2026

Cité C.E.I de l'UOB : Le grand déménagement a sonné
SENA POUBA · 02 septembre 2026

L’insécurité jusque dans nos domiciles: où sommes-nous encore en sécurité ?
inesigouwe409 · 01 septembre 2026

Makokou : Le Couple présidentiel et l’Ogooué-Ivindo unissent leurs voix dans la foi pour célébrer la République
SENA POUBA · 31 août 2026





