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Moyen-Ogooué: 7 milliards pour rien? Les populations exigent des comptes et un audit concret par département

Par SENA POUBA·08 septembre 2026
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Moyen-Ogooué: 7 milliards pour rien? Les populations exigent des comptes et un audit concret par département
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La fronde gronde dans la province du Moyen-Ogooué, où le spectre de la gabegie financière et des éléphants blancs réveille les vieux démons de l'incurie administrative. Sept milliards de francs CFA, engloutis dans des projets de développement fantômes ou inachevés, laissent derrière eux un goût amer de rendez-vous manqué avec le développement. Ce syndrome d'inertie, qui rappelle par trop les scandales d'enclavement décriés dans la Nyanga voisine, jette un discrédit cinglant sur la gestion des deniers publics et la promesse d'un mieux-être tant vantée par les technocrates de Libreville.

Face à cette hémorragie financière injustifiable, le ras-le-bol des populations a atteint un point de non-retour, transformant la résignation silencieuse en une exigence véhémente de redevabilité. Les fils et filles du Moyen-Ogooué ne veulent plus se contenter de maququettes virtuelles ni de promesses sans lendemain ressassées à chaque veille de tournée politique. À Lambaréné comme dans les départements environnants, le mot d'ordre est désormais à la transparence radicale : chaque centime du contribuable doit trouver sa traduction concrète en infrastructures routières, sanitaires et scolaires viables.

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C'est pourquoi la clameur populaire réclame avec insistance le déploiement immédiat d'audits indépendants et rigoureux, circonscrits département par département, pour identifier les coupables de ce naufrage budgétaire. Il s'agit de traquer la moindre ligne de crédit détournée de sa trajectoire initiale, de pointer du doigt les entreprises adjudicataires défaillantes et de faire rendre gorge à ceux qui ont transformé l'argent public en fonds de commerce personnel. La moindre impunité accordée sur ce dossier serait un signal désastreux envoyé aux citoyens qui subissent au quotidien les affres de l'enclavement et de la précarité. L'heure n'est plus aux constats lénifiants ni aux enquêtes de pacotille rangées dans les tiroirs poussiéreux des ministères de tutelle.

Les habitants du Moyen-Ogooué posent un ultimatum moral à l'appareil d'État : la lumière doit être faite sur l'utilisation de cette manne colossale, et les chantiers inachevés doivent impérativement sortir de terre. Le développement local ne saurait s'accommoder de la loi du silence ; il exige la vérité des comptes et la sanction exemplaire de ceux qui ont pillé les espoirs d'une province tout entière.

BGFI

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