Polémique autour du Ndjobi : La mise au point musclée de Geoffroy Foumboula Libeka Makosso face à l'intox

La Toile gabonaise s’embrase depuis plusieurs jours autour d’une polémique savamment entretenue par le détournement d’une intervention privée de Son Excellence le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, lors d’un séjour familial au village. Des détracteurs malintentionnés ont cherché à accréditer la thèse abracadabrantesque selon laquelle le chef de l’État imposerait aux membres du gouvernement de prêter serment sur le Ndjobi, un rite traditionnel ancré dans nos us.
Une manipulation grossière que s'est empressé de dénoncer avec la dernière énergie Geoffroy Foumboula Libeka Makosso, ancien député de la Transition et ancien porte-parole officiel du candidat, rappelant l’impérieuse nécessité de rétablir les faits face à cette désinformation caractérisée.Sur le plan strictement juridique et institutionnel, un tel scénario relève de la pure fiction politique tant la charte fondamentale de la Cinquième République verrouille les principes républicains. L’article 1er de la Constitution pose sans équivoque le caractère laïque de la République gabonaise, consacrant une étanchéité totale entre l’État et les religions, parmi lesquelles le Ndjobi trouve sa place sur le plan traditionnel. Les articles 45, 50, 72 et 124 encadrent rigoureusement les serments officiels du chef de l'État, du vice-président, des ministres et des juges constitutionnels, lesquels jurent tous exclusivement sur la Constitution écrite et intangible de la nation.
Le texte fondamental est d'ailleurs solidement blindé contre toute velléité de modification de cette nature, l’article 169 sanctuarisant la forme républicaine et la laïcité de l’État, qui ne peuvent faire l’objet d’aucune révision ni par référendum ni par le Parlement. En s'appuyant sur ces dispositions rédigées par les parlementaires de la Transition, l’ancien député rappelle que le président Oligui Nguema, premier garant de la Constitution, ne saurait violer l’article 8 qui punit sévèrement tout acte portant atteinte à la laïcité et aux institutions. Ceux qui instrumentalisent des propos tenus dans l’intimité familiale pour jeter l'opprobre sur l'exécutif se rendent coupables d'une infraction caractérisée envers les lois de la République.
Cette mise au point cinglante a le mérite de recadrer le débat public et de rappeler l’urgence de faire preuve de rigueur civique face à la prolifération des infox sur les réseaux sociaux. En s'inscrivant en faux contre les théoriciens du complot institutionnel, cette sortie démontre que les acquis démocratiques et constitutionnels de la Transition restent farouchement protégés par ceux-là mêmes qui ont contribué à bâtir le nouveau Gabon. Une mise en garde à peine voilée aux manipulateurs de l’opinion, priés de cesser leurs agitations stériles au nom du respect de nos institutions républicaines.
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