Libreville: Pierre Mathieu Obame Etoughe piégé par un adjoint revanchard qui veut absolument être investi Maire central?

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Le climat s’alourdit dangereusement au sein de l’Hôtel de Ville de Libreville, où le Maire Pierre Mathieu Obame Etoughe semble désormais naviguer en eaux troubles, non pas face à une opposition extérieure, mais contre une fronde interne d’une rare violence. Selon des témoignages recueillis sous le sceau de l’anonymat par nos confrères de Magazine Super Star, une cabale orchestrée par des adjoints au maire, manifestement habités par des relents de revanche, viserait à saborder l’autorité du premier magistrat de la cité. Cette guerre de tranchées, loin d’être un simple débat d’idées, ressemble à une exécution politique froide, menée par ceux-là mêmes qui auraient souhaité trôner à sa place lors de l’investiture.

Le dernier conseil municipal a servi de théâtre à cette rupture brutale des codes républicains. «Comment expliquer qu’un budget, pourtant validé lors des étapes préparatoires, soit soudainement devenu l’objet d’un rejet frontal en séance publique ? Ce jour-là, l’hémicycle municipal a délaissé sa mission de construction urbaine pour se transformer en arène de blocage systématique. Des adjoints ont voté contre leur propre camp, tandis que d’autres simulaient la découverte de documents déjà consultés, plongeant les conseillers présents dans une stupeur totale», indique la source anonyme. Ce sabotage organisé témoigne d’une volonté manifeste d’empêcher le déploiement de la feuille de route municipale, privilégiant les ambitions personnelles au détriment de l’intérêt des Librevillois.

Face à ce qui s’apparente à un déni de démocratie, l’ouverture d’une commission d’enquête apparaît non seulement comme une nécessité, mais comme une urgence absolue pour préserver l’intégrité de nos institutions. Si les instances de débat existent pour amender, proposer ou même reporter des décisions, elles ne sauraient servir de tribune à une forme de guérilla institutionnelle. Ce précédent est grave : s’il n’est pas stoppé, il pourrait faire tache d’huile dans d’autres administrations du pays. Le Gabon de l’après-août 2023, qui aspire à la restauration des institutions, ne peut se permettre de voir ces pratiques d’un autre âge refaire surface sous le vernis de la politique partisane.

Aujourd’hui, l’enjeu dépasse la simple personne de Pierre Mathieu Obame Etoughe. Il s’agit de savoir si un élu peut encore exercer sa mission de restauration urbaine dans la sérénité ou s’il doit passer son temps à parer les coups bas de ses propres alliés. Le Maire de Libreville, dans son immense chantier de cinq ans, a le droit à l’erreur et au redressement, mais il ne peut travailler avec un poignard dans le dos. Il est temps que la discipline et l’éthique politique reprennent leurs droits au sein de la capitale, afin que l’action municipale sorte enfin de cette zone de turbulences artificiellement créée par des appétits de pouvoir mal éteints.

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