Emploi des jeunes au Gabon : Le certificat médical, cette barrière financière de trop ?

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Dans un pays où la quête du premier emploi ressemble déjà à un parcours du combattant, une voix s’élève pour dénoncer un obstacle de taille, souvent ignoré par les décideurs : le coût prohibitif des formalités administratives de santé. Le député à l’Assemblée nationale, Alexandre Awassi, a récemment jeté un pavé dans la mare en pointant du doigt les tarifs pratiqués pour l’obtention du certificat médical d’aptitude. Pour l’élu, ce document, indispensable à tout dossier de candidature, constitue aujourd’hui un « fardeau financier significatif » pour une jeunesse déjà fragilisée par la précarité.

Le constat est d’autant plus amer que la prestation délivrée semble, aux yeux de beaucoup, déconnectée du prix demandé. Alexandre Awassi n’hésite pas à qualifier ces coûts d’exagérés pour ce qui, au final, ne s’apparente qu’à une « simple auscultation ». Dans les quartiers populaires de Libreville comme à l’intérieur du pays, de nombreux jeunes diplômés se retrouvent bloqués dès l’étape de la constitution du dossier, faute de pouvoir débourser les sommes exigées par les structures sanitaires pour un simple cachet officiel.

Ce plaidoyer résonne comme un appel à la solidarité nationale et à une révision des politiques d’accompagnement vers l’emploi. En interpellant l’opinion et les autorités via les réseaux sociaux et les canaux de communication d’« Ethique Media Gabon », le député Awassi pose une question de fond : peut-on raisonnablement demander à un demandeur d’emploi, par définition sans revenus, de payer le prix fort pour prouver sa bonne santé ? Cette situation est perçue par beaucoup comme une taxe déguisée sur l’ambition de la jeunesse gabonaise.

L’initiative du parlementaire pourrait bien ouvrir le débat sur la gratuité ou, à tout le moins, l’harmonisation à la baisse des frais médicaux liés à l’embauche. Dans une période où l’insertion professionnelle est érigée au rang de priorité nationale, lever de tels verrous administratifs serait un signal fort envoyé aux « forces vives » de la Nation. Pour les observateurs de la vie sociale, le combat d’Alexandre Awassi est celui du bon sens : faciliter l’accès au travail, c’est avant tout ne pas transformer les formalités de départ en une épreuve insurmontable.

 

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