L’An I de la Ve République : du symbole à l’épreuve du concret sous l’impulsion d’Oligui Nguema

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Réuni ce jeudi 30 avril au Palais de la Rénovation, le Conseil des ministres, sous la direction de S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema, a sonné l’heure d’un tournant décisif pour l’exécutif. À l’approche du premier anniversaire de sa prestation de serment, le Chef de l’État a dressé un bilan sans concession d’une première année dévolue à la refondation des institutions et à la restauration de la crédibilité du Gabon sur la scène internationale. Si les jalons d’une souveraineté économique et d’une justice réhabilitée ont été posés, le Président a lucidement admis que le quotidien des Gabonais, entre pouvoir d’achat stagnant et chômage persistant, attend encore le souffle du changement promis. L’An II s’ouvre donc sous le signe de la « preuve », où seule l’efficacité mesurable servira désormais de boussole à l’action publique.

Pour matérialiser cette ambition, le Chef de l’État mise sur une accélération de la diversification économique, avec en point d’orgue le lancement du Forum international de Libreville le 3 mai prochain. Ce rendez-vous, qui marquera la renaissance symbolique du Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie en hommage à feu le Président Omar Bongo Ondimba, vise à repositionner le Gabon comme une destination de premier plan pour le tourisme d’affaires et l’investissement privé. Au-delà du prestige de l’événement, le ton est aux réformes structurelles : le Gouvernement a reçu instruction de réactiver sans délai le Haut Conseil de l’Investissement pour fluidifier le climat des affaires, signalant ainsi que le pays ne se contentera plus de déclarations d’intention, mais exige désormais un partenariat offensif et lisible avec les capitaux nationaux et étrangers.

Le message adressé aux membres du Gouvernement a été d’une rare fermeté, rappelant que la fonction ministérielle est une charge et non un privilège de circonstance. S.E. Brice Clotaire Oligui Nguema a instauré une obligation de résultat stricte, assortie d’une menace de remaniement immédiat pour tout manque d’éthique ou d’efficacité. Désormais, chaque responsable administratif, du Secrétaire général au Chef de service, devra opérer avec une feuille de route aux objectifs quantifiables. Cette exigence de redevabilité s’étend au secteur parapublic, où les sociétés d’État et établissements publics seront désormais liés par des contrats pluriannuels de performance, mettant fin à l’ère des gestions approximatives et de la dépendance excessive aux subventions publiques.

Enfin, le Chef de l’État a réaffirmé sa volonté de briser les mauvaises pratiques qui sclérosent l’appareil d’État depuis trop longtemps. En interdisant formellement le cumul des fonctions ministérielles avec la présidence de conseils d’administration, il entend mettre un terme aux conflits d’intérêts et aux interférences dans la gestion opérationnelle des entités publiques. La lutte contre la corruption, la concussion et l’inertie administrative est érigée en priorité absolue, avec une tolérance zéro annoncée pour tout comportement déviant. En appelant à une administration résolument orientée vers le citoyen et les résultats, le Président de la République dessine les contours d’un État exemplaire, où l’exemplarité au sommet doit devenir le moteur de la transformation profonde de la société gabonaise.

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