Le faste de la République s’est incliné une nouvelle fois devant l’histoire. Quelques jours après la commémoration du 44ᵉ anniversaire de la disparition de Georges Damas Aleka, le Palais Léon Mba a ouvert ses portes à la descendance de l’illustre disparu. Le Président de l’Assemblée Nationale, l’honorable Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a reçu en audience la famille Damas Aleka, transformant ce rendez-vous protocolaire en un vibrant prolongement du devoir de mémoire. Une rencontre qui vient sceller la reconnaissance de l’institution envers celui qui fut non seulement son président, mais aussi la plume inspirée de « La Concorde ».
Porte-parole d’une lignée fière de son héritage, Monsieur Claude Damas Ozimo a exprimé la profonde gratitude de la famille face à l’implication de la Représentation nationale. Pour lui, voir l’œuvre de son aïeul ainsi valorisée est la preuve irréfutable que le message de Georges Damas Aleka transcende les époques pour continuer d’irriguer la conscience collective. Cette marque de reconnaissance institutionnelle est perçue comme un baume sur le cœur d’une famille qui voit le patriarche redevenir, plus que jamais, un phare pour la nation gabonaise en quête de repères.
De son côté, le Président de l’Assemblée Nationale a rappelé avec force que l’hommage rendu ne relevait pas de la simple courtoisie, mais d’un impératif pédagogique. Pour Michel Régis Onanga M. Ndiaye, exhumer le parcours de Georges Damas Aleka revient à offrir à la jeunesse gabonaise un miroir de patriotisme et d’engagement républicain. En célébrant l’homme de culture et l’homme d’État, l’institution parlementaire entend réaffirmer les valeurs de dignité et de service public qui constituaient le socle de l’action de l’ancien président.
La rencontre s’est achevée par un geste hautement symbolique : la remise à l’institution de présents retraçant les étapes clés du parcours de l’illustre disparu. Ces archives et souvenirs, désormais intégrés au patrimoine de l’Assemblée, serviront de supports à la transmission d’une histoire commune. Entre les murs du Palais Léon Mba, les liens entre la famille et la nation se sont trouvés consolidés, confirmant que dans le Gabon d’aujourd’hui, les bâtisseurs d’hier ne sont pas oubliés, mais érigés en modèles pour les défis de demain.



