La mairie de Libreville passe à la vitesse supérieure. Sous l’impulsion du maire Eugène M’ba, une réunion stratégique s’est tenue ce mardi 26 mai 2026, actant le renforcement immédiat de la lutte contre les nuisances sonores dans la capitale. Cette rencontre, qui a mobilisé les élus municipaux, le Préfet de Libreville ainsi que les commissaires d’arrondissement d’Akanda et de Ntoum, témoigne d’une volonté de concertation inter-administrative pour garantir la tranquillité publique, conformément aux orientations édictées le 19 mai dernier.
Le cœur de cette stratégie repose sur un équilibre entre sensibilisation et application stricte de la loi. Loin de vouloir mener une action punitive aveugle, la municipalité privilégie d’abord une phase de pédagogie ciblée à l’endroit des opérateurs économiques, des associations et des responsables de lieux de culte, principaux acteurs visés par les nouvelles directives. Il s’agit, pour l’exécutif municipal, d’inculquer le respect des normes acoustiques comme une condition sine qua non de la vie en société et du respect du voisinage.
Sur le terrain, la rigueur sera toutefois de mise. Des unités de contrôle spécialisées seront prochainement déployées pour veiller au respect des dispositions municipales. Ces plans d’intervention, conçus en étroite collaboration avec les maires d’arrondissement, permettront une action de proximité au plus près des réalités de chaque quartier. Cette approche décentralisée vise à traiter la problématique à la source, là où les conflits de voisinage liés au tapage nocturne ou aux excès sonores diurnes perturbent le quotidien des administrés.
Par cette initiative, la mairie de Libreville réaffirme son ambition de transformer le visage de la cité. En s’attaquant à la pollution sonore, Eugène M’ba cherche à offrir un cadre de vie plus apaisé, aligné sur les exigences de modernisation d’une capitale moderne. À l’heure où Libreville aspire à une meilleure qualité de vie urbaine, cette volonté de réguler les usages sonores se présente comme une étape essentielle pour restaurer le civisme et le bien-être au sein de l’espace public.



