C’est une page de 19 ans qui se tourne pour les relations commerciales entre Libreville et Bruxelles. Arrivé à son terme ce jour, l’accord de partenariat de pêche liant le Gabon à l’Union européenne ne sera pas reconduit. Sous l’impulsion du Président de la République, Chef de l’État, Brice Clotaire Oligui Nguema, le Gabon a fait le choix assumé de la rupture, dénonçant un texte jugé largement déséquilibré et peu profitable aux intérêts nationaux.
Pendant près de deux décennies, ce partenariat a fait l’objet de vives critiques.
Le nœud du problème résidait dans une exploitation jugée inéquitable des ressources halieutiques nationales : le poisson pêché dans les eaux territoriales gabonaises était, pour l’essentiel, directement acheminé vers les marchés européens, privant ainsi le pays d’une réelle valeur ajoutée locale. Une situation que le Chef de l’État a lui-même fustigée lors de ses récentes sorties, affirmant sa volonté de mettre fin à une gestion des ressources marines qui profitait davantage aux flottes étrangères qu’à l’économie gabonaise.
En actant la fin de ce bail halieutique, Libreville entend désormais reprendre le contrôle total de son domaine maritime. Cette décision s’inscrit dans une logique de souveraineté renforcée, portée par les autorités de la Transition, qui visent à favoriser une transformation locale des produits de la mer et à privilégier la sécurité alimentaire des populations.
Cette rupture marque un tournant stratégique : le Gabon n’entend plus être un simple fournisseur de matières premières, mais bien un acteur maître de l’exploitation de ses richesses naturelles. Alors que le secteur de la pêche représente un levier de croissance économique et de création d’emplois inexploité, cette décision ouvre la voie à une nouvelle ère, où la valorisation de la ressource devra désormais bénéficier, en priorité, aux opérateurs et aux consommateurs gabonais.



