Oligui Nguema prône un leadership fondé sur le patriotisme : « Un président doit développer son pays, pas préparer son exil »

Date:

En déplacement sur le chantier de la route transfrontalière reliant le Gabon au Cameroun, à Minvoul, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a livré un discours aux accents de patriotisme et de responsabilité, appelant les dirigeants africains à investir prioritairement dans le développement de leurs pays plutôt que dans l’accumulation de richesses à l’étranger.

Devant les populations, le Chef de l’État a défendu une vision du pouvoir centrée sur le service de la Nation et la transformation durable des territoires. Selon lui, le véritable héritage d’un dirigeant se mesure aux infrastructures réalisées, aux conditions de vie améliorées et à la reconnaissance de son peuple, plutôt qu’aux biens acquis hors du continent.

« Si tu fuis la poussière dans ton village pour aller acheter des maisons chez les Blancs, un jour cela va te rattraper. L’argent qui sert à acheter des maisons en France, en Angleterre ou aux États-Unis doit servir à construire dans nos villages », a déclaré le président, invitant les responsables publics à faire du développement local une priorité.

Poursuivant son intervention, Brice Clotaire Oligui Nguema a insisté sur sa conception de la gouvernance, affirmant qu’il se sentait investi d’une obligation morale envers les Gabonais. « Je suis obligé de travailler et de développer le Gabon. Je ne veux pas aller en exil après mon mandat », a-t-il lancé, estimant qu’un dirigeant qui agit dans l’intérêt de son peuple n’a aucune raison de quitter son pays à la fin de ses fonctions.

Le Chef de l’État a également dénoncé les pratiques consistant à détourner les ressources publiques pour les placer dans des banques étrangères ou des paradis fiscaux. Pour lui, les richesses nationales doivent avant tout servir à financer les infrastructures, les services publics et les projets capables d’améliorer durablement le quotidien des populations.

« Quand on est Président, on développe son pays. Le pouvoir est une responsabilité temporaire. On accomplit son mandat, puis on repart avec le respect de son peuple, sans craindre d’être rejeté », a-t-il affirmé.

Prononcés sur le chantier de la route transfrontalière Gabon-Cameroun, ces propos s’inscrivent dans un contexte où les autorités mettent en avant les investissements dans les infrastructures comme levier de développement économique et d’intégration régionale. Au-delà du Gabon, cette prise de position résonne comme un plaidoyer en faveur d’un leadership africain davantage fondé sur la redevabilité, le patriotisme économique et la valorisation des ressources nationales au bénéfice des populations.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_img