Le gouvernement franchit une nouvelle étape dans la réforme du secteur de l’eau et de l’électricité. Réuni en Conseil des ministres, l’exécutif a présenté les projets de loi portant création de deux nouvelles entités publiques : « La Gabonaise des Eaux » et « Électricité du Gabon », marquant ainsi le début d’une profonde réorganisation de l’actuelle Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG).
Cette réforme répond à la volonté des autorités de moderniser la gestion des deux secteurs stratégiques, confrontés depuis plusieurs années à des difficultés récurrentes en matière de qualité de service, d’investissements et de gouvernance. En choisissant de dissocier les activités liées à l’eau potable de celles consacrées à l’électricité, le gouvernement entend instaurer un modèle de gestion plus spécialisé, capable d’améliorer les performances opérationnelles et d’accélérer la réalisation des projets d’infrastructures.
Selon les projets de loi présentés, « La Gabonaise des Eaux » aura pour mission d’assurer la production, le traitement, le transport et la distribution de l’eau potable sur l’ensemble du territoire national. De son côté, « Électricité du Gabon » sera chargée de la production, du transport, de la distribution et de la commercialisation de l’énergie électrique, avec pour objectif de renforcer la stabilité du réseau et d’améliorer la qualité de l’approvisionnement des populations.
À travers cette restructuration, les pouvoirs publics ambitionnent de doter chaque secteur d’une gouvernance adaptée à ses spécificités techniques et économiques, tout en favorisant une meilleure mobilisation des investissements et un suivi plus efficace des performances. La réforme s’inscrit dans une stratégie globale visant à garantir un accès durable et fiable à deux services publics essentiels.
Cette initiative intervient dans un contexte où les attentes des populations demeurent fortes, notamment face aux coupures d’électricité, aux difficultés d’accès à l’eau potable dans certaines localités et aux défis liés à la modernisation des infrastructures. En séparant les métiers de l’eau et de l’électricité, le gouvernement espère également renforcer la transparence dans la gestion des ressources et améliorer la capacité de chaque entreprise à répondre aux besoins croissants des usagers.
Les projets de loi seront désormais soumis à l’examen du Parlement. Leur adoption ouvrirait la voie à la naissance officielle de ces deux nouvelles entreprises publiques, qui devraient constituer les piliers de la nouvelle organisation du service public de l’eau et de l’électricité au Gabon. Cette réforme marque ainsi une étape majeure dans la transformation du secteur énergétique et hydraulique, avec l’ambition affichée de répondre durablement aux attentes des citoyens et d’accompagner le développement économique du pays.



