Au terme d’un cycle intensif de cent jours, le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre a livré un bilan qui témoigne d’une volonté de rupture opérationnelle. Chiffres à l’appui, Mays Mouissi a détaillé une feuille de route axée sur la productivité foncière et l’habitat social. Avec 1 394 logements actuellement en chantier et la mise sur le marché de 4 342 parcelles aménagées, le département entend répondre par le concret à la demande croissante des populations. La dynamique est également portée par la sécurisation des droits de propriété : 16 811 décisions de cession ont été actées, dont une majorité déjà transmise à la Conservation foncière pour finalisation.
L’ambition de l’exécutif ne se limite toutefois pas au parc bâti. La stratégie de diversification des partenariats se cristallise notamment à travers le projet Alhambra, où la construction de 500 unités en partenariat public-privé avec ADOA illustre la nouvelle approche du ministère : mobiliser les investissements privés pour muscler une offre de logements devenue, selon les mots du ministre, plus accessible aux citoyens. Cette dynamique constructive s’accompagne d’une réforme structurelle profonde, marquée par l’adoption de six textes réglementaires destinés à assainir et moderniser la gestion foncière nationale.
Sur le plan technique, la performance est tout aussi notable. Le ministère a entrepris une modernisation inédite de la cartographie, avec l’élaboration de 135 cartes de haute précision du Grand Libreville et une densification du réseau géodésique étendue à quatre chefs-lieux de département. Ces réalisations techniques, souvent invisibles pour le grand public mais cruciales pour la maîtrise de l’espace, posent les jalons d’un aménagement territorial durable. L’urbanisme gabonais sort ainsi d’un empirisme ancien pour se doter d’outils de pilotage rigoureux et techniquement normés.
Au-delà des statistiques, l’impact socio-économique est tangible avec la création de près de 650 emplois directs et indirects en seulement trois mois. En associant performance administrative et vitalité économique, ce premier bilan des 100 jours dessine les contours d’une administration foncière en pleine mutation. Pour le ministre Mays Mouissi, l’enjeu est désormais de maintenir cette cadence pour transformer ces indicateurs en une transformation durable du cadre de vie des Gabonais, preuve que la modernisation du secteur est bien en marche.



