Le « j’accuse » de Thierry Mouyouma après son échec à la tête des panthères : Ulrich Kessany pris pour cible, silence radio sur les tensions avec la Fegafoot

Date:

Dans une intervention médiatique remarquée, l’ancien sélectionneur des Panthères, Thierry Mouyouma, est revenu sur son éviction à la tête de l’équipe nationale. Dans cet entretien accordé à un média réputé proche de la Fédération Gabonaise de Football (Fegafoot), l’ex-technicien a ciblé le ministre des Sports, Paul Ulrich Kessany, qu’il dépeint comme le principal instigateur de son départ. Il évoque notamment des pressions, allant jusqu’à mentionner des menaces d’emprisonnement et des accusations d’ingérence directe du membre du gouvernement dans la gestion du groupe.

Toutefois, cette sortie médiatique soulève des interrogations sur les zones d’ombre du passage de l’entraîneur à la tête de la sélection. Thierry Mouyouma évite soigneusement d’aborder les tensions réelles avec la Fegafoot, tout en restant silencieux sur son bilan sportif, marqué par une absence totale de points lors de la dernière CAN au Maroc. Des polémiques extra-sportives, telles que la non-sélection du portier Jean-Noël Amonome — prétendument liée à un refus de ce dernier d’intégrer son management — n’ont pas non plus été clarifiées par l’intéressé.

Le silence de l’ancien sélectionneur est tout aussi notable concernant sa responsabilité supposée dans l’affaire des équipements de qualité médiocre ayant pollué la préparation des Panthères avant ladite compétition. Alors que les critiques sur le choix des maillots avaient terni l’image de la sélection, aucune explication n’a été fournie par Thierry Mouyouma en réponse aux questions concernant le rôle du président de la Fegafoot, Pierre-Alain Mounguengui, dans ce dossier embarrassant.

Dès lors, le timing et le choix du support médiatique de cette sortie interpellent les observateurs. En s’exprimant sur un canal médiatique notoirement aligné sur la ligne de la présidence de la Fegafoot, précisément au moment où le ministre des Sports impulse de vastes réformes, Thierry Mouyouma semble privilégier une posture offensive contre l’autorité gouvernementale plutôt que de procéder à une autocritique nécessaire sur ses résultats et la gestion technique de son équipe.

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

spot_img